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 Actualité politique danoise

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lolo
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MessageSujet: Actualité politique danoise   Jeu 14 Sep - 5:41

Quelques newnews de la politique danoise... Je ne connais pas ce journal (Information) dont Courrier International nous fait la traduction aujourd'hui... je vais me renseigner sur sa sensibilité. Mais en tout cas l'article est révélateur de la crise des partis de gauche... y compris dans les pays où l'Etat-providence est profondément ancré dans la culture du pays.

De quoi tempérer les appels désespérés des politiques français au modèle scandinave...

Citation :
Une opposition de gauche sans programme clair
Dans l'opposition depuis cinq ans, les sociaux-démocrates danois sont incapables de dépasser le stade des positions uniquement protestaires, analyse le quotidien Information.

Citation :


La Construction d'un édifice est le titre d'un livre retraçant l'histoire de la création de l'Etat-providence par les sociaux-démocrates. La Démolition d'un édifice est celui d'un autre ouvrage, paru en 1991, auquel ont collaboré différents sociaux-démocrates. L'édifice est toujours debout, mais les sociaux-démocrates sont dans une bien mauvaise passe. C'est pourquoi le parti a introduit une nouvelle discipline en 2005 [élection directe du président par les membres du parti], que l'on pourrait surnommer "Créer un leader".

Une figure inexpérimentée, la députée Helle Thorning-Schmidt, a été désignée à la tête du parti, qui n'est plus le gestionnaire naturel de la société du bien-être. Thorning-Schmidt annonça la mise au rebut du vieux "béton" [le socialisme à l'ancienne] et un "nouveau départ". Vis-à-vis des étrangers, ses positions se sont rapprochées de celle de Karen Jespersen [ancienne ministre de l'Intérieur sociale-démocrate connue pour ses positions dures en matière d'immigration] et l'idée d'une coalition gouvernementale avec le Parti populaire danois l'a peut-être effleurée. On aurait pu dire beaucoup sur la nouvelle ligne des sociaux-démocrates, mais certainement pas qu'elle était orientée à gauche.

Le parti a ensuite voulu se positionner plus à gauche. Au printemps dernier, il a diffusé un manifeste à tous ses membres, qualifié de "rouge renard" [synonyme de "très à gauche" dans le langage du parti]. Mais, entre-temps, il avait adhéré, moyennant trois petites modifications, au gel fiscal qui impose des économies non négligeables aux municipalités et auquel même les maires de droite reprochent de détériorer les services publics. Tandis que les sociaux-démocrates essayaient de soutenir leur leader chancelant, il était facile pour le gouvernement et les radicaux de démolir le projet. Thorning a déclaré que son objectif était la "responsabilité". Sous-entendu : responsables, ils ne l'étaient pas encore.

Où se positionne le parti aujourd'hui ? Il ressemble à un parti protestataire. L'autre soir, à la télévision, Thorning a comme d'habitude protesté contre certaines dégradations des services publics, mais pas contre la politique fiscale. C'est bien là une logique populiste de parti protestataire : on pointe du doigt des échecs précis, tout en acceptant le cadre général à l'origine de ces déboires. Thorning a l'habitude de dire : "A chaque fois qu'on ouvre un tiroir au ministère des Finances, on peut trouver 1 nouveau milliard."

C'est exactement la même tendance qui a appauvri la Norvège en dépit de sa richesse : le Parti du progrès [extrême droite] y critique systématiquement tout problème inacceptable en le mettant sur le dos des milliards du pétrole. La richesse se mue en insatisfaction. Mais il se trouve que les revenus pétroliers norvégiens et l'excédent danois sont dus à des revenus temporaires [les recettes fiscales danoises sont actuellement plus importantes que les dépenses, en partie grâce à la baisse des dépenses sociales], qu'il serait irresponsable de convertir immédiatement en nouveaux progrès et en nouvelles attentes.

En réalité, les partis protestataires ne vont pas à l'encontre de la résignation, mais en sont plutôt la confirmation. L'indignation ne se résume qu'à faire du bruit. Reste qu'il est plus facile de renverser un dirigeant que de construire une maison. Le problème est que cela ne fait que clore un débat, sans donner un nouveau départ. Quelqu'un est-il capable de nous expliquer comment transformer des protestations en véritable politique ?
Rune Lykkeberg, Information, Copenhague

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