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 Les abeilles témoignent de la dégradation des écosystèmes

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Justin
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MessageSujet: Les abeilles témoignent de la dégradation des écosystèmes   Jeu 24 Aoû - 14:21

Les abeilles osnt considérées par les écologues comme des espèces "clef de voûte" car leur rôle ets primordial et qu'elles entretienne des relations avec de nombreux espèces au sien d'un écosystème. Et bien elle ne va pas très fort la clef de voûte. Je vous laisse imaginer ce que cela augure pour la voûte en question...

Jean-Pierre Baudon, apiculteur, subit les contrecoups de la sécheresse :
«En cinq ans, ma récolte de miel a chuté de moitié»
Libération Mercredi 23 août 2006 - Par Carole RAP

La miellerie de Jean-Pierre Baudon se découvre au bout d'une route de campagne, tout près de Villeneuve-lès-Maguelone (Hérault). Cet apiculteur qui travaille avec sa femme possède 250 colonies d'abeilles. Il fait transhumer ses colonies dans un rayon de 40 km autour de chez lui mais compte désormais les installer plus loin, sécheresse oblige. Il témoigne.

«Cette année, avec la canicule, même le thym et le romarin n'ont pas eu assez de fleurs. Je pose mes ruches sur des zones sauvages comme la garrigue ou les Cévennes pour le miel de châtaignier. J'ai récolté environ 6 kilos de miel de garrigue par ruche. Il y a six ans, j'avais le double. Le châtaignier est plus révélateur. Les floraisons durent habituellement cinq semaines. Maintenant, c'est quinze jours maxi. Le miel de lavande, je le récolte du côté de Montélimar, dans la Drôme. Mais, cette année, je n'y suis pas allé. On m'avait prévenu, ça sèche sur place. En 2005, j'avais fait 4 kilos par ruche alors que sur la lavande on peut faire 10 kilos.
Decrescendo. «En juillet-août, je récolte normalement du miellat, que les abeilles produisent à partir de l'exsudat sucré rejeté par la cicadelle, un insecte qui pompe la sève des feuilles. Je fais un miellat sur les ormes et les frênes autour d'ici. Cette année, il fait tellement chaud que les arbres hôtes de cette cicadelle dépérissent. Beaucoup d'apiculteurs venaient en Camargue et sur le littoral pour récolter le miellat. Cette année, ils ne sont pas venus.

«Depuis cinq ans, les quantités récoltées vont decrescendo. La raison principale est la sécheresse. Depuis fin juin, il n'y a plus de floraison. Les rares fleurs sèchent très rapidement. Or le pollen et le nectar sont essentiels au développement des colonies. Ils leur fournissent protéines et énergie. Sans fleurs, les abeilles ne peuvent pas se nourrir. Au sortir de l'été dernier, avec la sécheresse, les colonies étaient déjà fragilisées et moins populeuses. Cet hiver a été plus long. Il y a donc eu plus de casse, j'ai eu 30 % de colonies en moins. De plus, les facteurs aggravants se cumulent. Il y a eu les pesticides comme le Régent et le Gaucho [interdits depuis 2004, ndlr] ainsi qu'un parasite, le varroa, qui se greffe sur le corps des abeilles et les affaiblit tant qu'elles en meurent. Tout cela diminue les colonies.

Produits dérivés. «Sur cinq ans, ma récolte totale, tous miels confondus, a chuté de moitié. Maintenant, j'obtiens en moyenne 20 kilos de miel par colonie et par an, avec trois récoltes pour chaque colonie. On ne peut pas beaucoup jouer sur les prix. Car, à la différence du pétrole, le miel on peut s'en passer. Il n'y a pas de solution miracle, mais un ensemble d'idées qui vont permettre de s'en sortir. Par exemple, aller transhumer plus loin. Pour la première fois, au lieu de les ramener vers chez moi pour leur faire passer l'hiver, je vais emmener la moitié des ruches que j'ai dans les Cévennes, dans les Pyrénées du côté de Perpignan et dans le Lauragais au-dessous de Toulouse. Parce qu'il y a des espaces cultivés, plus de fleurs et plus d'humidité. Je réduis aussi la taille de mes ruchers en mettant une dizaine de ruches dans un emplacement au lieu de 40, puisqu'il y a pénurie alimentaire.

«Depuis 2003, on a diversifié notre activité avec l'accueil et les produits dérivés comme les confitures, les pains d'épice, les bougies. On en avait l'intention depuis longtemps mais la sécheresse me conforte dans ma volonté. Ma femme prépare les confitures et s'occupe de l'accueil. On reçoit des classes d'avril à juin, les gamins participent à l'extraction, on leur montre des ruches transparentes. Depuis trois ans, en hiver, je taille des arbres. Maintenant, le miel ne représente plus que la moitié de mes revenus. Pour cette année, il reste deux possibilités de récolte. Fin septembre avec la bruyère et en octobre avec l'arbousier. Mais ces récoltes seront liées aux précipitations. Il faut qu'il pleuve.»

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